Etape dans le Val d’Aran

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Le 13 juillet, pour la première fois dans l’histoire du cyclisme, le Tour de France fera étape dans le Val d’Aran
 

Photo : Groupe folklorique Ste Marie de Mijaran (© Nelson Souto)
 

Jeudi prochain, la onzième étape du Tour commencera à Tarbes et s’achèvera en Catalogne, au Pla-de-Beret, à 1860m d’altitude. Au total, 206,5 km de course pour cette étape d’une grande difficulté. Après le Tourmalet, le col d’Aspin et le col de Peyresourde, l’entrée en Espagne se fera par le col du Portillon (col de 1ère catégorie) près du Port de Bonaigua.
Si ce dernier a déjà été escaladé à deux reprises, en 1974 puis en 1993, l’étape dans le Val d’Aran est inédite dans l’histoire du Tour. Le peloton passera successivement par Bossòst (N.141 et N.230), Pont-d’Arros, Aubert, Vielha (N.230-C.28), Betren, Escunhau, Casarill, Arties, Salardú et Baqueira. L’arrivée au port de Beret (autre col de 1ère catégorie) est prévue vers 16h, deux minutes avant le sprint final au Pla-de-Beret. Une belle occasion pour aller découvrir le Val d’Aran qui a toujours flirté avec la France et l’Espagne.


Bienvengudi enta Aran !
Coincé entre le français au nord, le castillan, le basque et le catalan au sud, l’aranais - langue co-officielle dans le Val d’Aran - est un des parlers gascons qui était utilisé de Bordeaux jusqu'au Pays Basque, en passant par la région de Toulouse. Val d’Aran, d’ailleurs, est un pléonasme qui signifie Vallée de la Vallée (Val en gascon et Aran du basque "haran"). Cette influence linguistique est logique si l’on pense que la Garonne prend sa source dans les contreforts de cette haute vallée pyrénéenne et suit son cours naturel vers l’Atlantique. Géographiquement orienté vers le voisin septentrional, le Val d’Aran décida cependant de fraterniser avec les rois catalans-aragonais. Une histoire de gros sous, bien sûr, car les aranais étaient convaincus que la barrière montagneuse freinerait l’acharnement des percepteurs d’impôts…
Soucieux de faire connaître leur culture, les aranais organisent des cours de langue pour les curieux, applaudissent chaudement l’intervention des groupes folkloriques et exhibent la singularité de leur identité grâce à un ensemble d’écomusées qui jalonnent la région. De toutes les richesses du Val d’Aran, la nature et les sports qui en dérivent sont les trésors les plus précieux : pêche à la mouche dans la Garonne, ascension pédestre à l’ombre des sommets, VTT dans le piémont pyrénéen et vol en parapente vers les vallées encaissées. De quoi mettre en appétit avant de savourer une gastronomie de montagne généreuse en calories.


Isabelle BARBOT. (Le Petit Journal.com) Barcelone, vendredi 7 juillet 2006
 

Au menu des spécialités culinaires : « langüissa » (charcuterie en forme de saucisse), truite, lapin à la moutarde, civet de sanglier, « olha aranesa » (potée du Val d’Aran), « truhada » (pommes de terres farcies), « caulets » (rouleaux de choux farcis), « crespèths » (crêpes), « milhles » (bouchées de maïs frites) et crème aranaise

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