Capitale d’une ancienne province romaine et ainsi
surnommée la "Rome catalane", Tarraco abrite des trésors culturels
incomparables . Les experts ne s'y sont d'ailleurs pas
trompés puisque, en 2000, l’Unesco a inscrit au
Patrimoine de l’Humanité 13 de ses monuments, qui s’étirent
entre l’arc de triomphe de Berà et l’aqueduc de
Tarragone.
Car oui, notre beau Pont du Gard a un rival de taille !
Il s'agit de l’aqueduc des Ferreres, mieux connu sous le
nom de Pont du Diable. Il mesure la bagatelle de 200m de
long, atteint 26m de hauteur et s’étale sur deux étages
comptant 25 arcs dans la partie supérieure et 11 arcs au
niveau inférieur. On le voit facilement de l’autoroute,
au sud de Tarragone, où une aire de repos permet de
garer la voiture pour y jeter un coup d’œil. Par contre,
si vous allez à Tarragone en train, l’accès se complique
un peu. Vous devez prendre un bus dans le centre et
demander au chauffeur de vous prévenir avant l’arrêt,
très connu mais mal indiqué. Il ne manquera pas de vous
aider mais il oubliera peut-être de vous expliquer qu’au
retour, il faut reprendre le bus dans le même sens ! Il
est en effet indispensable d’aller jusqu’au terminus de
la ligne (quelques arrêts plus loin) pour pouvoir
revenir dans la direction de Tarragone. Ne l’oubliez pas,
c’est trop frustrant d’attendre sur le bord de la route,
en plein soleil et de voir passer les bus qui ne
s’arrêtent jamais, faute de place sur le bas-côté...
Histoire romaine
Une fois dans la capitale tarragonaise, vous
pouvez tout voir en quelques enjambées. Ne manquez pas
de longer le chemin aménagé au pied de la muraille
(1.300m), qui conserve deux tours et une porte. Faites
aussi un tour dans les couloirs voûtés du cirque romain
qui se visite à partir du Prétoire, transformé en Musée
d’Histoire. Le forum, au beau milieu de la ville, a été
partiellement mis à jour dans les années 1930.
L’amphithéâtre, extra-muros, se trouve près de la mer, à
un pas de la gare.
Si vous êtes motorisés, vous pourrez compléter la visite
de Tarraco en cherchant les autres pièces du puzzle
historique. L’arc de Béra, par exemple, délimitait la
colonie romaine. Modeste mais élégant, il se trouve au
beau milieu de la nationale 340, au nord de Tarragone.
C’est tout près de la pierre du "Mèdol", un grand
monolithe - fait sur mesure pour Obelix - qui se dresse
encore dans une carrière longtemps exploitée par les
romains, près de Tarraco. Dans les faubourgs de la ville,
il y a aussi la tour des Scipions, avec sa petite entrée
bitumée qui facilite l’accès directement de la route.
C’est un monument funéraire en forme de tour tronquée
qui se repère plus facilement la nuit, quand il est
illuminé (un autre monument funéraire, plus excentré,
existe à Vila-Rodona).
Les passionnés d’histoire romaine iront aussi admirer
les mosaïques du mausolée de Centcelles dédié au fils de
l’empereur Constantin ou celles de la villa "Els Munts",
près d’Altafulla.
On entend souvent dire que les plus belles pièces
trouvées au cours des excavations sont conservées au
Musée archéologique de Tarragone. Allez-y et jugez vous-mêmes
!
Isabelle BARBOT. (www.lepetitjournal.com)
1er septembre 2006
Quelques clés pour vous orienter :
- Le Pont du Diable se trouve à 4km de
Tarragone, direction Valls.
- La tour des Scipions est à 6km au nord de Tarragone.
- L’accès au monolithe du Mèdol se situe à hauteur du
rond point de Tamarit (sur la N.340), à 9km au nord-ouest
de Tarragone.
Bonne balade !